Saint-Etienne : Abbes - Michel Tylinski,
Richard Tylinski, Wicart - Domingo, Bordas
N' Jo, Léa, Mekloufi, Ferrier, Goujon, Lefèvre.
Les commentaires de Robert Herbin :
Je n'ai pas vécu sur le terrain ce premier
rendez-vous de l'histoire européenne de
l'ASSE mais j'ai constaté, alors que je venais
d'arriver au club, que la jeune équipe stéphanoise
avait davantage manqué d'expérience
que de talent pour contrarier l'agressivité de
l'un des ténors européens de l'époque.
En cette occasion, l'ASSE a failli réaliser le
premier miracle de Geoffroy-Guichard. « Il
s'en est fallu d'un rien », m'avait confié
Mekloufi.
Mais je crois que par sa détermination,
elle avait montré la voie et préfiguré
par son esprit ce qui allait se passer bien des
années plus tard dans ce stade.
1er tour aller : Saint-Etienne - La Chaux-de-Fonds : 2-2.
Mercredi 9 septembre 1964, à Geoffroy-Guichard
Mi-temps: 2-1 pour La Chaux-de-Fonds
Spectateurs: 17 412.
Arbitre: M. Oliveira (Portugal).
Buts :
Mekloufi (l5.) et Guy (60.) pour Saint-Etienne;
Bertschi (32. et 43.) pour La Chaux-de-Fonds.
Saint-Etienne : Bernard - Cassado.
Richard Tylinski, Polny - Sbaiz, Ferrier -
Herbin, Mekloufi. Wisnieski, Guy, N'Doumbé.
La Chaux-de-Fonds : Eichmann - Deforel -
Brkljaca, Voisard, Egli - Morand, Quattropani
- Skiba. Bertschi, Vuilleumier, Mauron.
Les commentaires de Robert Herbin
Je faisais mon entrée dans la Coupe
d'Europe et j'espérais beaucoup, d'autant
que le rival du jour ne bénéficiait pas d'une
grande réputation. Peut-être, justement, cet
excès de confiance nous a-t-il été préjudiciable.
Toujours est-il que nous avons obtenu à
l'énergie une égalisation au goût de cendre.
Saint-Etienne : Bernard - Cassado,
Richard Tylinski, Sbaiz - Bordas, Ferrier -
Heutte, Herbin, Guy, Mekloufi, N'Doumbé.
Les commentaires de Robert Herbin
La déception fut encore plus amère ce jourlà,
d'autant qu'en ouvrant rapidement le
score, Guy avait fait naître l'espoir.
Hélas, sur un terrain transformé par la pluie en
champ de labour, la puissance des coéquipiers
de Skiba, notre bourreau, put mieux
s'exprimer que notre technique.
Les verts sont à nouveau éliminés dès le premier tour.
Je ne conserve pas un grand souvenir de cette
rencontre, que nous avons largement dominée.
Elle fut importante sur un plan uniquement
personnel dans la mesure où j'ai inscrit en cette
occasion mon premier but européen.
Comme à l'aller, j'ai eu le bonheur d'inscrire
un joli but dès le début du match. Ensuite nous
avons joué à notre main et avons fait la
différence enfin de rencontre.
Nous avions bien préparé cette rencontre face
à l'un des monstres du football européen,
mais nous avons connu ce jour-là une noire
malchance, ajoutée à un arbitrage complaisant.
Un but (valable) refusé, un pénalty et
une erreur d'appréciation de Carnus nous
privèrent d'un résultat satisfaisant.
Je ne jouais pas mais nous étions animés
d'un bel esprit de revanche, compte tenu des
circonstances du match aller.
Notre pressing initial fut concrétisé par Bereta, mais par la
suite, nous n'avons pu trouver la solution au
jeu ultra-défensif et « riche » de trucages
d'un adversaire expérimenté.
Ce fut aussi une grande déception, car nous avions la pointure
pour aller plus loin dans l'épreuve.
Un autre Ecossais sur notre route et pas l'un
des moindres. Heureusement, ce soir-là, nous
avons réalisé un match de qualité, dominant
sur tous les plans un adversaire athlétique et
rugueux, mais pas très imaginatif.
L'espoir nous habitait donc légitimement avant de
connaître l'enfer de Glasgow.
Ce fut effectivement l'enfer qu'on nous prédisait
devant une foule déchaînée et face à
des adversaires prêts à tout. Et pourtant,
nous arions pu « tenir » sans ce pénalty imaginaire
de la 46e et un arbitrage à la fois
débonnaire et complaisant. Nous eûmes ce
soir-là le sentiment d'être les victimes d'une
véritable injustice, même si l'opposition était
de qualité.
Je n'étais que remplaçant, mais dire que
nous avons été dominés ne serait pas conforme
à la réalité.
En fait, nous avons été
surclassés par une équipe en pleine possession
de ses moyens, mais qui commit le péché
d'orgueil en n'appuyant pas ses coups en fin
de match, trop sûre d'elle et de sa qualification.
La chance nous a également beaucoup
souri ce soir-là.
En tant qu'entraîneur, J'ai vécu de merveilleux
instants, mais ils ne peuvent égaler en
émotion ce que l'on ressent en tant que
joueur.
Ce fut une soirée de gala à tous les
niveaux, car outre l'exploit, nous avons pu
développer un jeu d'une qualité rare, avec la
participation d'un public fantastique.
Un grand moment dans ma carrière de joueur
international. Beckenbauer et les siens étaient
terrassés.
Notre succès contre le Bayern nous avait
gonflés d'ambition. Malgré la blessure de
Samardzic, nous avons réalisé un match
sérieux et plein de rigueur... jusqu'au dernier
quart d'heure, où un certain relâchement
défensif a permis à Legia de prendre l'avantage.
Nous étions néanmoins confiants pour
le retour compte tenu du déroulement de ce
match.
Autant l'exploit contre le Bayern nous avait
procuré de joies, autant cette défaite inattendue
nous plongea dans une grande tristesse.
Une domination incessante, un but refusé à
Keita et un contre polonais à cinq minutes de
la fin, véritable coup de poignard et résultat
d'une expérience internationale encore
fragile.
Le tirage au sort ne nous avait pas favorisé,
c'est le moins qu'on pouvait en dire.
De fait, nous n'eûmes jamais droit à la parole
devant Riva alors au faîte de sa gloire et une
équipe à la fois technique et physique qui
semait la terreur dans le championnat italien.
Il paraissait impossible de refaire le lourd
handicap du match aller, mais nous avions le
souci de laver l'affront et je pense que notre
match fut satisfaisant.
Avec un peu plus de réussite, on aurait pu prétendre à un fantastique
exploit.
J'ai regretté Qu'il
nous ait manqué en certaines occasions la
ressource morale pour aller plus loin.
Sporting Lisbonne : Damas - Manaca -
Bastos, Alhinho, Balthazar - Paulo Rocha,
Wagner, Nelson - Dé, Yazalde, Dinis.
Les commentaires de Robert Herbin :
On a attendu quatre ans avant de retrouver
l'épreuve reine mais ce ne fut pas du temps
perdu.
Une nouvelle équipe était née. Elle
avait mûri dans l'enthousiasme et la détermination.
La rage de vaincre de Bereta contre
le Sporting fut à son image.
J'attendais avec une certaine anxiété la confirmation
d'un état d'esprit de solidarité. Il
s'est manifesté devant une excellente équipe.
Nous obtenions là, à l'extérieur, le premier
résultat probant et satisfaisant de l'histoire
européenne de l'ASSE.
Ce match m'a rappelé sous certains aspects
celui que nous avions joué contre le Celtic,
avec à son origine, une décision ahurissante
de l'arbitre, M. Babacan. Cela dit, tout en
dominant, nous avions évolué avec trop de
naïveté en défense. J'avais néanmoins confiance, en dépit du score.
On peut dire aujourd'hui que cet exploit a
été le plus important de tous, parce qu'il fut
à l'origine de la légende des Verts. Ce fut un
spectacle humain et sportif, grandiose. Ce soir-là, des hommes sont allés plus loin
que leurs forces, me confortant dans l'idée que je
me fais du football.
Pendant près d'une heure, j'ai vu une équipe
pratiquer une sorte de football de rêve, avec
tout ce qu'il implique de qualités techniques,
de vitesse d'exécution. Notre mérite, encore
une fois, fut de toujours y croire... jusqu'à
faire naître l'espoir.
J'ai vécu dans un état de crispation jusqu'à
six minutes de la fin, au moment où Hervé
Revelli, sur pénalty, a assuré la qualification.
Ce fut en effet un match dur, face à une
équipe très difficile à manœuvrer et sur un
terrain enneigé qui ne facilitait pas la besogne
des attaquants.
Le maître incontesté du football européen
dans nos murs. C'était le grand événement et
un test de plus dans notre ascension à la conquête
de l'Europe. Nous devions l'emporter
compte tenu de notre domination, mais ce
soir-là, le Bayern nous a appris ce qu'était le
réalisme en Coupe d'Europe.
Le but inscrit d'entrée par Beckenbauer nous
a crucifiés. Sans lui, nous pouvions prétendre
à une grande performance, car l'équipe a
remarquablement joué sur le plan collectif.
Mais, encore une fois, s'est posé le problème
de l'efficacité. Nous venions néanmoins
d'accomplir une merveilleuse campagne européenne
et de permettre au football français
de renaître.
16eme de finale aller : Saint-Etienne bat K.B. Copenhague: 2-0.
Mercredi 17 septembre 1975, à Copenhague.
Mi-temps: 0-0.
Spectateurs: 7 500.
Arbitre: M. Mattson (Finlande)
Buts :
Patrick Revelli (52") et Larqué (71").
K.B. Copenhague : Qvist - Hojgaard,
A. Soerensen, Lynnby, Kraadhal -
Myssing, N. Soerensen, Kiaadhal -
Andrea en (puis A. Petersen, 63"),
S. Petersen, Skjelden.
Nous avions retenu la leçon de nos matches
européens de la saison précédente. Nous
avons attendu avec réalisme et rigueur que
l'emprise plus physique que technique de
notre rival se desserre, avant de lui porter
deux coups fatals. C'était bien joué.
K.B. Copenhague : Qvist - Hojgaard,
A. Soerensen, Lynnby, Krol - Roddel,
Myssing, Skjelden - Andreasen, Petersen,
N. Soerensen.
Les commentaires de Robert Herbin :
Un match sans problème, dont on ne conserve
pas un souvenir impérissable. Dès le
début, Rocheteau nous mit à l'abri d'un possible
retour des Danois et nous avons ensuite
joué à notre main. Une qualification somme
toute beaucoup plus aisée que celle de
l'année précédente au même stade de
l'épreuve.
Dix-huit ans après, on retrouvait les Rangers
tout aussi physiques et décidés. Le match fut
en fait très dur et c'est à l'énergie que nous
nous sommes imposés. J'ai retenu de ce combat
que nous pouvions rivaliser physiquement
avec des équipes qui misent essentiellement
sur cet atout pour s'imposer.
Un nouveau succès probant de l'ASSE à
l'extérieur, face à une belle équipe et dans un
contexte difficile. De ce match, j'ai retenu
surtout la valeur de notre solidarité. Nous
venions, en fait, de franchir un pas sur
l'échiquier européen. Cette rencontre a égaIement
coincidé avec la percée de Rocheteau,
projeté tout à coup vers la gloire... et la perturbation.
Je me souviens que Kiev régnait sur l'Europe
et j'ai eu le spectacle d'une fantastique
machine à gagner, je dirai même programmée
pour gagner. Tout était calculé dans son
évolution, mais notre volonté et notre sérieux
nous ont permis de limiter les dégâts. Mais
quelle impression de force m'a laissé cette
équipe soviétique !
J'avais dans l'idée que si nous pouvions
détraquer l'ordinateur de Kiev, nous possédions
une petite chance de succès. Pour cela,
il fallait que les joueurs, par leur volonté,
leurs assauts incessants, perturbent psychologiquement
les Russes. Ils ont été admirables
et Kiev a été assommé. Ce match, par ses
rebondissements, ses qualités techniques, a
constitué à mon sens un spectacle total dans
l'idéal du football.
Eindhoven : Van Beveren - Poortvliet,
Krijgh, Van Kraay, Deyckers - Stevens.
Willy, Van de Kerkhov, Van der Kuylen -
René Van de Kerkhov, Dalqvist (puis
Lubse, 46e), Edstroem.
Les commentaires de Robert Herbin :
Encore un très dur morceau à avaler et qui
prenait une dimension particulière en raison
de la présence de Rijvers, comme entraineur
du P.S. V. Ce fut un match sérieux, très
rigoureux, une véritable rencontre de Coupe
d'Europe. Van Beveren a fait une partie de
grande qualité et d'un côté comme de l'autre,
il fallait un exploit pour prendre l'avantage.
Ce fut Larqué qui le réalisa.
1/2 finale retour : P.S. V. Eindhoven et Saint-Etienne: 0-0.
Mercredi 14 avril 1976, à Eindhoven
Spectateurs: 22 000.
Arbitre: M. Taylor (Angleterre)
Eindhoven :Van Beveren - Krijgh,
Stevens, Van Kraay, Deyckers - Willy
Van de Kerkhov, Poortvliet, Van der
Kuylen - René Van de Kerkhov, Lubse
(puis Dalqvist, 73'), Edstroem (puis
Deacy, 46').
Nous nous attendions à un match très dur. Il
le fut, mais notre solidarité s'est exprimée à
la plus haute dimension. Sans jouer une
défense « à l'italienne », nous avons manœuvré
intelligemment. Le piège du hors-jeu a
fonctionné à merveille et l'on se souviendra
toujours de la grande partie de Curkovic.
L'un de nos meilleurs matches sur le plan
tactique... et au bout, la consécration.
Je persiste à croire que ce soir-là, nous étions
supérieurs au Bayern dans la majorité des
secteurs du jeu. Hélas, la réussite, qui est
l'un des facteurs déterminants en football,
nous a fuis et le Bayern a utilisé au maximum,
grâce à son expérience, l'une des rares
occasions qu'il s'est créée. Je conserve également
un goût amer de l'arbitrage, mais nous
sortions de ce combat final avec les honneurs,
à l'issue d'une campagne européenne
de qualité.
Nous possédions déjà une forte expérience
européenne et une défense qui avait fait ses
preuves. La rigueur et la volonté du football
bulgare ne pouvaient nous impressionner.
Nous avons fait jeu égal et préservé nos
chances pour le retour.
C.S.K.A. Sofia : Filipov - Sredkov,
Rangelov, Stankov, Vassili ev - Kolev,
Goranov, Denev (puis Lubomirov, 82e) -
Yontchev, Dimitrov, Mirtschev (puis
Pritargov, 70e).
Les commentaires de Robert Herbin :
Un match crispant et dur, bien qu'il fut
marqué par une domination quasi-incessante
de notre part. Les footballeurs de l'Est ne
renoncent jamais et en donnant à la rencontre
un tour physique et super-défensif, ils ont
contrarié notre évolution. Il a fallu un coup
de bélier de Piazza pour en venir à bout.
P.S. V. Eindhoven : Van Beveren - W. Van
de Kerkhov, Krygh, Van Kraay, Decker,-
Lubse, Van dr Kuylen, Poortvliet -
Postuma, Edstroem (puis Deacy 63e), R.
Van de Kerkhov.
Les commentaires de Robert Herbin :
Que ce soit en match amical ou en Coupe
d'Europe, le P.S. V. n'avait jamais pu vaincre.
Il nourrissait néanmoins un légitime
espoir compte tenu de l'équilibre des forces.
Ce fut pourtant la répétition du précédent
match à Saint-Etienne avec cette fois un but
de Piazza en super-forme et encore une fois
un grand match de Van Beveren.
8eme de finale retour : Eindhoven et Saint-Etienne: 0-0.
Mercredi 3 novembre 1976, à Eindhoven.
Spectateurs: 35 000.
Arbitre: M. Eischweller (Allemagne Ollest)
P.S. V. Eindhoven : Van Beveren - Poortvliet,
Krygh, Van Kraay, Deckers (puis
Dalqvist, 78.), W. Van de Kerkhov, Lubse,
Van der Kuylen - François (puis Deacy,
46.), Edstroem, R. Van de Kerkhov.
Même situation, même score que l'année
précédente et toujours un grand espoir dans
le camp néerlandais. Mais avec le P.S. V.,
l'histoire est un éternel recommencement.
Notre défense a tenu le choc et je pense que
ce soir-là, les joueurs de Rijvers ont paru
renoncer psychologiquement. Il manquait à
Eindhoven quelque chose pour nous battre,
en dépit de l'étroitesse des scores. La ressource
morale, peut-être!
Je me refuse à considérer, encore
aujourd'hui, que notre attaque connaissait
des problèmes. Notre réputation européenne
incitait simplement nos adversaires à la prudence
et il faut convenir que Sofia ou P.S. v.
n'étaient pas des rivaux faciles à manœuvrer.
Liverpool non plus! D'où une courte victoire,
mais l'espoir quand même.
C'est vrai, que ce match m'a laissé les plus
vifs regrets, bien que je n'aime pas ce terme.
Après le but de Bathenay, nous avions la
qualification en poche, mais notre défense, si
souveraine depuis deux saisons, a subitement
et incompréhensiblement permis à Fairclough
de donner la qualification à son équipe. Je
pense que nous avons, ce jour-là, manqué
d'un certain réalisme. Dommage, car nous
étions sans doute partis pour une autre
finale.
L'équipe alignée face aux redoutables coéquipiers d'Overath était très jeune et issue du
centre de formation. Elle était également
ambitieuse préfigurant ce qui allait se passer
par la suite.
Son match fut celui de l'enthousiasme
face à une formation plus mûre et
plus expérimentée. Le nul obtenu dans ces
conditions avait donc un goût de miel... "
Saint-Etienne : Castel - Repellini,
Merchadier (puis Sanlaville, 64.), Herbin,
Farison - Larqué, Bereta -
Parizon, Patrick Revelli, Keita,
Sarramagna.
Les commentaires de Robert Herbin :
Nous avons été éliminés logiquement c'est
vrai, mais en faisant pratiquement jeu égal
avec l'un des ténors du football allemand.
En fin de match, après le but de P. Revelli, nous
avons même bousculé Cologne. Cette élimination
ne fut pas cruellement ressentie.
Les deux rencontres nous avaient prouvé que
nous pouvions tenir tête aux meilleurs.
C'était important pour l'avenir.
Nous retrouvions la Coupe d'Europe après
plusieurs mois d'abstinence et avec une
équipe assez sensiblement modifiée par l'arrivée
de Platini et Larios. Notre style était également plus offensif
compte tenu des individualités.
Nous avons obtenu un bon résultat
face à une rude équipe polonaise. Je pense
néanmoins qu'avec plus de rigueur nous pouvions
prétendre à un score plus satisfaisant.
Je crois que le public a assisté ce soir-là à un
excellent spectacle offensif. Nous nous sommes
en effet totalement exprimés sur ce plan
tout en ne négligeant pas la prudence. De
plus les buts marqués par Johnny Rep furent
de qualité et ajoutent à la valeur du spectacle.
Du beau football, des gestes techniques
intéressants, et une qualification encourageante.
1/16 de finale Aller : PSV Eindhoven bat Saint-Etienne : 2-0.
Mercredi 24 Octobre 1979, Stade Philips.
Mi-temps : 1-0.
Buts :
12e Van de Kerkhof, 61e Kojher pour PSV Eindhoven
PSV Eindhoven : Van Beveren, Brandts, Stevens, Van Kraay, Wildshut, Koster,
Poorvliet, Valke, Van Der Kuijlen, Lubse, Van De Kerkhof
Entraineur: Krijgh
PSV Eindhoven : Van Beveren, Brandts, Stevens, Van Kraay, Wildschut,
Poorvliet, Valke, Van De Kerkhof, Van Der Kuijlen, Lubse, Van De Kerkhof
Entraineur: Krijgh
Buts :
Mitoraj (72') pour Saint-Etienne;
Mateus (58' sur pén.).
Saint-Etienne : Philippe - Courbon,
Richard Tylinski, Polny - Domingo, Bordas
- Baulu, Mitoraj, Faivre, Ferrier, Balboa.
Vitoria Setubal : Mourinho - Polido,
Essende, Manuel, Joachim - E. Graça,
Alfredo - Mateus. Pepe, Pompeu, J. Graça.
Les commentaires de Robert Herbin
Je n'ai pas pu participer, étant blessé, à ces
deux rencontres de Coupe des Coupes, mais
je me souviens que nous avions eu beaucoup
de mal à obtenir le nul par Mitoraj en fin de
match en dépit d'une très nette domination.
Saint-Etienne : Philippe - Courbon,
Richard Tylinski, Polny - Domingo,
Bordas - Baulu, Mitoraj, Faivre, Ferrier,
Masson.
Les commentaires de Robert Herbin :
Nous avons bénéficié ce jour-là, je crois,
d'un excès de confiance des Portugais et
d'une grande partie de Jacky Faivre. Ce dernier,
en effet, en marquant un très joli but
avant la mi-temps a contribué largement à
l'effondrement les Portugais après la pause.
Un match sérieux de toute l'équipe.
Je n'ai pas eu non plus l'avantage de disputer
cette rencontre face à l'une des meilleures
équipes européennes du moment. Fort de son
expérience, Nuremberg a annihilé toutes les
tentatives de l'ASSE trop nerveuse à l'approche
du but adverse.
Saint-Etienne : Philippe - Sbaiz, Richard
Baulu, Ferrier, Foix, Faivre, Oleksiak.
Baulu, Ferrier, Foix, Faivre, Oleksiak.
Les commentaires de Robert Herbin
L'équipe avait été sensiblement modifiée pour
ce match retour et je faisais ma rentrée en
milieu de terrain. Nuremberg a remporté un
large succès en raison de sa grande expérience
et de son jeu physique.
Manchester United : Stepney - Nicholl,
Albiston, Buchan, Greenhotl (puis Orston,
77e) - Mac Ilroy (puis Grims, 77e),
McGreery, Coppell - McGrawth, Pearson, Hill.
Les commentaires de Robert Herbin
II s'agissait encore d'un gros morceau pour un
premier tour. D'autant que je sentais l'équipe
moins conquérante que la saison précédente.
Contre Manchester, elle a donc paru accuser le
contrecoup de la gloire. Et puis il y a eu ces
fameux incidents dans les gradins, notre qualification
sur le tapis vert et finalement le match
à jouer sur terrain neutre à Plymouth. Un passage
difficile de notre histoire européenne.
Comme lors du match aller, il nous a manqué
cette flamme qui nous habitait la saison
précédente. Le match fut relativement quelconque
et Manchester l'a emporté parce qu'il
le désirait davantage. Pourtant je me souviens
qu'une belle occasion non exploitée de
Patrick Revelli en début de match aurait pu
changer la face de la rencontre.
Buts :
Maraninchi (80e) pour Neuchâtel Xamax
Sébastien Mazure (58e), Pascal Feindouno (68e) pour l’ASSE,
Avertissements :
Diawara (90ème) pour l’ASSE ;
Mustafi (48e), Rey (80ème) et Cordonnier (90ème) pour Neuchâtel Xamax
Expulsion :
Zoumana Camara (75e).
3ème tour aller Cluj - ASSE 1-1 (1-1)
Dimanche 17 jullet à 16h00 (heure française)
A Cluj-Napoca, stade Gruia,
8 000 spectateurs environ,
temps couvert Arbitres : M. Vervecken (Belgique) assisté de Messieurs Verbruggen et
Despiegeleer (Belgique)
Buts :
Tilinca (8ème) pour Cluj ;
Piquionne (37ème) pour l’ASSE
Avertissement :
Zokora (78ème) pour l’ASSE
3ème tour retour : ASSE 2 - Cluj 2 (0-1)
Dimanche 24 juillet à 17h30
Affluence : 29 516 spectateurs
A Saint-Etienne, stade Geoffroy-Guichard
Arbitres : M. Rodomonti (Italie) assisté de Messieurs Consolo et Minardi (Italie)